Quelles sont les conséquences des infections urinaires ?

infections urinaires

Publié le : 03 janvier 20226 mins de lecture

Miction fréquente, sensation de brûlure en urinant… Au moins une femme sur deux souffrira au cours de sa vie d’une infection urinaire symptomatique. Bien que bénigne, vous parviendrez à éliminer rapidement la cystite en prenant des antibiotiques. Mais les infections urinaires persistantes peuvent se propager jusqu’aux reins. 

Qu’est-ce qu’une infection urinaire ?

Une infection urinaire, également appelée cystite se définit par la présence d’agents pathogènes infectieux dans l’urine et est associée à certains symptômes caractéristiques : des mictions fréquentes et un besoin urgent d’uriner, une sensation de brûlure pendant la miction et des difficultés à vider la vessie. Le diagnostic de l’infection urinaire est l’examen ECBU formé dans les conditions suivantes montre la présence de bactéries dans l’urine. En effet, chez les individus en bonne santé, l’urine de la vessie est stérile et exempte de micro-organismes. En outre, le tube qui transporte l’urine de la vessie vers l’extérieur du corps (appelé urètre) peut contenir des bactéries, mais ces dernières sont trop petites pour provoquer une infection. Cependant, l’agent infectieux touche parfois l’extrémité inférieure de l’appareil urinaire (située à l’extrémité du pénis de l’homme et à l’orifice urétral externe de la vulve de la femme). L’infection est alors déclenchée et celle-ci va se propager en remontant le long de l’urètre, puis vers le haut.

Quels sont les symptômes de l’infection urinaire ?

Le symptôme d’une infection des voies urinaires est le besoin constant d’uriner en très petites quantités. La miction est accompagnée d’une sensation de brûlure. L’urine peut être trouble et malodorante. Parfois, la cystite peut s’accompagner d’une fièvre légère, inférieure à 38°C, et d’un malaise. Dans certains cas, la cystite n’entraîne pas de complications. Cependant, l’infection va s’aggraver et atteindre les reins. 

Quels sont les différents types d’infections urinaires ?

Le type d’infection urinaire dépend de sa localisation. Le premier est l’infection urinaire basse (IUB), qui se situe dans le bas appareil urinaire. Par exemple, la cystite est une infection des voies urinaires située dans la vessie. Dans la plupart des cas, elle est causée par E. coli. Elle est plus fréquente chez les femmes et n’est généralement pas grave. En outre, l’urétrite est une inflammation de la paroi de l’urètre, qui affecte également les glandes situées autour de l’urètre, qui sont des glandes placées le long de l’urètre chez les femmes. En outre, la prostatite microbienne est une inflammation de la prostate à la suite d’une infection des voies urinaires. L’épididymite est une inflammation de l’épididyme, parfois accompagnée d’une inflammation des testicules (orchi-épididymite). Chez les hommes de moins de trente-cinq ans, la plupart des cas sont causés par des bactéries sexuellement transmissibles (chlamydia, gonocoque, etc.). L’infection peut alors commencer par une urétrite. Chez les hommes de plus de trente-cinq ans, la plupart des cas sont causés par des bactéries coliformes gram-négatives, qui se manifestent généralement par des anomalies du système urinaire, des cathéters à demeure ou des interventions urologiques récentes. Quant au second type, à savoir les infections des voies urinaires hautes (IUH), elles sont localisées dans les voies urinaires supérieures. La pyélonéphrite aiguë est l’infection des voies urinaires situées dans le rein et du rein à la vessie (uretère). Dans la plupart des cas, elle est causée par Escherichia Coli. Elle doit être traitée immédiatement, surtout chez les personnes à risque de complications comme les femmes enceintes. La pyélonéphrite est une infection grave de la muqueuse pelvienne (le plus souvent due à Escherichia coli) qui peut précéder la pyélonéphrite. 

Comment débute une infection urinaire ?

Les voies basses de l’appareil urinaire constituent la porte d’entrée infectieuse. Les infections urinaires sont liées à l’invasion de micro-organismes (essentiellement des bactéries) par l’extrémité inférieure des voies urinaires à savoir l’orifice urétral externe, situé à l’extrémité du pénis chez l’homme et à la vulve chez la femme. L’infection remonte ensuite l’urètre jusqu’à la vessie et parfois jusqu’aux reins. Il existe toutefois un deuxième point d’entrée possible : le sang, qui atteint généralement les reins. Lors des rapports sexuels, même en cas d’immersion, de manque ou au contraire d’excès d’intimité (le manque d’hygiène est propice à la présence de bactéries intestinales dans les voies urinaires), une contamination par des agents pathogènes infectieux peut survenir. L’excès d’hygiène peut agresser la flore génitale et favoriser la prolifération de champignons ou de mycoses), complication récente de la chirurgie urologique. Par ailleurs, la source la plus courante est la bactérie. Les infections urinaires (IU) sont presque toujours bactériennes, mais des virus, des champignons et des parasites peuvent également infecter les voies urinaires. Plus de 85 % des infections urinaires sont causées par des bactéries provenant du vagin ou de l’intestin. Escherichia coli est la cause bactérienne la plus fréquente des infections urinaires. D’autres bactéries infectées lors des rapports sexuels en font également partie : gonocoque, Chlamydia, Mycoplasma. Enfin, le bacille de Koch (tuberculose) peut également provoquer des infections urinaires. 

Plan du site